Nutrition 

Un monde sans malbouffe



Gastronomie et Diététique seraient-elles incompatibles ? Tout corps sain s’entretient avec une nourriture saine selon l’adage. Soit, mais peut-on concevoir une cuisine légère avec l’idée que l’on tient habituellement de la puissance culinaire rattachée à la gastronomie française ?

En réalité, l’idée serait celle d’une continuité. Et en cela, un mode de pensée qui s’éloigne d’une cuisine sans saveur ou bien qui se veut restrictive. A une époque où le souci de la Table est de ne pas prendre du poids tout en conservant sa santé et le plaisir de manger, l’observation des comportements révèle tout l’attachement porté à la Gastronomie en ce qu’elle répond à la recherche d’un certain esthétisme, tout en offrant un apaisement des critères sensoriels.

La junk food, un fléau pour la société

Ce qui est beau à l’œil serait-il donc indubitablement bon au goût ? En contrepartie, ce qui est beau et bon serait-il pour autant une mise en danger pour l’organisme ? 

La « Haute Cuisine » a ses secrets pour répondre aux critères de nos cinq sens : le frais des légumes et des fruits, le cru, le croquant, le croustillant, les saveurs acides des vinaigres ou aigre-doux des verjus, les parfums épicés de l’orient, les herbes aromatiques parfois oubliées ou rarement utilisées comme le galanga, la menthe pouliot etc.

Quant aux couleurs chatoyantes des mets, il est possible de créer une vraie palette de peintre en maniant le vert avec un jus d’épinard ou le vert des poireaux, le rouge avec la maurelle ou l’héliotrope, le jaune avec le safran et le jaune d’œuf. Toute la subtilité d’un plat reposant en partie sur son mode de cuisson ou son absence, lequel n’interviendra qu’avec prudence afin de pas altérer, ou alors au minimum, l’intégrité de l’ingrédient cuisiné.

Le répertoire gustatif et culinaire de la gastronomie étant très étendu, n’ayons crainte d’aller au-delà des mots. Derrière la technique culinaire, l’émotionnel. Qu’est-ce ce dernier si ce n’est une connaissance de soi…  Qui n’a jamais vécu l’expérience de la nostalgie, le rappel vers l’enfance, dans une explosion de saveurs et d’émotions, faisant resurgir un souvenir précis du passé (les plats mijotés d’une grand-mère, le bon chocolat chaud préparé par une grand-tante ou bien le gâteau d’anniversaire maternel) ? Cette immersion soudaine, cette projection dans l’enfance étant à elle seule une prise de conscience du chemin parcouru qui a façonné l’Homme ou la Femme que l’on est devenu.

Au final, la séduction exercée par la Gastronomie ne repose-t-elle pas tout compte fait sur la qualité très recherchée des produits, la fraîcheur de ces derniers et le savoir-faire allié à une certaine authenticité pour ne pas dire, simplicité.


La malbouffe, une habitude à bannir

La malbouffe, omniprésente dans notre société moderne, est souvent synonyme de facilité et de rapidité. Les fast-foods, les plats préparés et les snacks industriels ont envahi nos assiettes, nous éloignant de la vraie essence de la gastronomie. Ces aliments, souvent riches en graisses saturées, en sucres ajoutés et en additifs, sont non seulement néfastes pour la santé, mais ils dénaturent également notre palais.

En consommant régulièrement ces produits, nous perdons la capacité d’apprécier les saveurs naturelles et authentiques des aliments frais et de qualité. Il est donc essentiel de réapprendre à manger sainement, en privilégiant les produits locaux, de saison et en limitant au maximum les aliments transformés.

Retour aux sources : l’importance du fait-maison

Face à cette invasion de la malbouffe, un mouvement de retour aux sources se dessine. De plus en plus de personnes prennent conscience de l’importance de bien manger et se tournent vers le fait-maison. Cuisiner soi-même permet non seulement de contrôler la qualité des ingrédients utilisés, mais aussi de redécouvrir le plaisir de préparer un plat de A à Z. Les ateliers de cuisine, les émissions culinaires et les blogs de recettes fleurissent, témoignant d’un engouement croissant pour la cuisine authentique.

En réapprenant à cuisiner, nous renouons avec les traditions culinaires, tout en adaptant les recettes à nos besoins et à nos goûts actuels. Ainsi, la gastronomie n’est pas seulement une affaire de grands chefs, mais devient accessible à tous, pour le plus grand plaisir de nos papilles et de notre santé.

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One Thought to “Un monde sans malbouffe”

  1. […] une bonne hygiène de vie (surtout l’alimentation), cela vous incitera à poursuivre vos […]

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